http://bibliobs.nouvelobs.com/20091110/15800/pierre-bottero-est-mort
Pierre Bottero était un homme fondamentalement bon. Il avait une manière d'écrire et de transcrire ses émotions à la fois originale et touchante. En quelques mots, il réveillait en nous des sentiments puissants, d'une force époustouflante. Amour, rêve, bonheur, envol, écriture, liberté... Il était un écrivain exemplaire, loin de toute idée commerciale. Toujours à l'écoute de ses lecteurs, ravis de discuter avec eux, de les conseiller, de pouvoir les aider, il était d'une bonté incroyable.
Alors, pour rendre hommage à ce merveilleux homme, qui nous a tant fait rêver, nous avons pensé créer cet article dans lequel nous nous proposons de rapporter les quelques mots que votre coeur a envie d'écrire pour Pierre Bottero. Si vous désirez lui passer un message, écrire quelque chose pour lui rendre hommage, n'hésitez pas....
Je préfère imaginer qu'il n'a quitté ce monde que pour rejoindre Gwendalavir... Qu'en ce moment même, il redécouvre cet autre monde qu'il a créé, avec un sourire sur les lèvres... Une chose est certaine, en mon coeur, et sans doute en celui de la plupart d'eutre vous, qu'il a touché si profondément de par ses mots, son humilité, et sa personne, il est immortel...
Amandine
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Les rares textes que j'ai lu de Pierre Bottero exhibaient tous son imaginaire, ses rêves... C'est seulement lorsque les grands hommes tombent que l'ont se rappellent -avec douleur- qu'ils n'étaient pas immortels.
PF
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c'est comme un choc. C'est un choc.
Parce que j'ai découvert l"heroïc fantsay" avec Ewilan, et que le premier texte que j'ai écris était un roman du même genre.
Parce que Pierre Bottero faisait partie de ces gens qui ont toujours été là, et qu'on a toujours tendance à oublier qu'ils ne sont pas immortels. Et, au fond, c'est ce qui fait que la mort est si difficile à accepter : on finit toujours par l'oublier, par oublier qu'on est seulement de simples mortels.
je ne vais pas m'étendre sur sa biographie ou ce qu'il a écris, mais je note une chose: on a tous un livre de Bottero dans nos bibliothèques.
Enfin, on dit parfois que quelqu'un ne meurt vraiment que lorsque plus personne ne se souvient de lui. alors n'oublions pas Pierre Bottero, n'oublions pas ce petit quelque chose qu'il nous a apporté, à chacun, n'oublions pas le père des Marchombres.
"...Une brise légère fait tourner les pages du livre abandonné sur la table. une silhouette vêtue de cuir souple s'en éloigne d'une démarche fluide et, sans émettre le moindre bruit, se fond entre les arbres."
Tiphaine
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Dur d'écrire un hommage à la hauteur de ce que mérite Pierre Bottero. Je crois que le mieux, c'est encore d'écrire avec son coeur, comme il le fait. Espérons que son univers le plus connu, Gwendalavir, fera encore rêver des centaines de personnes, et qu'à tout jamais il reste dans nos mémoires, pour que quelque part, on se rappelle de celui qui l'a créé. Il n'était qu'au début de sa carrière d'écrivain. A peine deux ans qu'il avait arrêté l'enseignement pour l'écriture. Que puis-je vous conseiller d'autre que de suivre son exemple? Ecrivez, je vous en conjure...
Pierre Bottero, c'est le pouvoir d'Ewilan, l'humour de Salim, le courage d'Edwin, le mystère d'Ellana, la grandeur d'âme de Natan, l'esprit profond de Shaé, l'intelligence d'Elio, la liberté des Marchombres, la force des Sept Familles ...
Pierre Bottero, c'est la poésie Marchombre, c'est la poésie des mots, c'est la poésie de la vie.
Pierre Bottero, c'est l'imagination, le rêve, le fantastique, l'humour, l'amour...
Avec lui on tremble, on vibre, on pleure, on rêve et on rit.
Pierre Bottero, un grand auteur... pour toujours.
Il n'aura pas quitté ce monde tant qu'il restera des gens pour lui rester fidèles. Fidèles à son souvenir.
Je ne le connaissais pas, je ne l'ai jamais rencontré, mais je crois qu'on ne peut mieux découvrir quelqu'un qu'avec ce qu'il écrit. Les mots sont le miroir de l'âme. Et c'est quand quand quelqu'un part qu'on se rend compte qu'on aurait bien aimé mieux le connaître, mieux l'apprécier.
C'est dur de commencer, mais c'est aussi dur de conclure, aussi finirais-je par ceci:
Plaisir Infini
Ecriture
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Je suis toujours sous le choc de cette nouvelle, que j'ai apprise lundi soir. J'ai eu l'impression que quelque chose se brisait en moi, qu'un rêve s'envolait, remplacé par un vide. Désormais, c'est fini, un grand écrivain est mort.
Il faisait partie de ceux qui, pour moi, ne pouvaient pas mourir, de ces personnes si fortes, si pleines de vie qu'on ne peut imaginer qu'elles disparaissent un jour. Toujours souriant, aimable, lors des dédicaces, il laissait des messages à son image: emplis d'allant, de vie, porteurs d'espérance.
Son écriture avait quelque chose de magique, il redessinait véritablement le monde avec des couleurs sans cesse nouvelles, parfois tristes, souvent gaies, toujours entraînantes.
Il avait le Don des mots, comprenait pleinement leur pouvoir, les alliait en un mélange plein de poésie, aussi fluide qu'un cours d'eau, en phrases aussi étincelantes que l'Arche, aussi cinglantes que le sabre d'Edwin lorsqu'on les recevait au dépourvu.
Il nous a offert les plus beaux présents.
Je sais que si, un jour, j'ai la chance et la joie de voir l'un de mes livres publiés, il lui sera dédié, en hommage, pour tout ce qu'il m'a apporté, pour ses personnages si merveilleux: Ewilan et Salim, Natan et Shaé, Ellana, surtout.
Pour conclure, je me contenterai de remettre les phrases citées par Rageot, issues de ses livres:
"- Que deviennent les rêves qui se brisent ?
- Les rêves ne se brisent pas.
- Que deviennent les rêves qui se brisent ?
- Le terreau des rêves à venir."
Ellana la Prophétie
"La mort est un cadeau que nous offrent ceux qui partent. Un cadeau exigeant, écrasant, mais un cadeau. La possibilité de grandir, de comprendre, de s'ouvrir, d'apprendre."
Ellana l'Envol, édition commentée par l'auteur.
"Si je vis dans un monde aux limites finies, connues, d'autres existent ailleurs, infinis, multiples, complexes, riches, foisonnants, merveilleux. Les auteurs sont les passeurs, leurs livres les portes qu'ils nous proposent de franchir."
Ellana l'Envol, édition commentée par l'auteur.
Une nouvelle étoile brille désormais en Gwendalavir...
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Vous savez, c'est tellement idiot, la vie... Je viens d'apprendre qu'un grand monsieur était mort, dimanche.
Un grand monsieur qui a laissé quelques morceaux de rêve derrière lui, quelques petits bouts sous formes de livres.
La Quête d'Ewilan, c'est la première saga de Fantasy que j'ai lu. Je compte ses bouquins parmi mes préférés, plus encore qu' Harry Potter, qu'Eragon, que tout le reste de ma bibliothèque.
Surtout L'OEil d'Otolep, mon livre favori.
Pierre Bottero, je ne le connaissais pas en chair et en os, mais je connaissais ses mots ; et un homme qui m'a ému, fait rire ou pleurer au fil des pages de ses romans, c'était forcément quelqu'un de bien. Mais je vais arrêter de parler à l'imparfait. L'emploi du passé, c'est le début de l'oubli.
Alors, promettez-moi tous qu'on ne l'oubliera pas.
Jamais.
Où est-il, maintenant ?
"Il y a deux réponses à cette question. Comme à toutes les questions.
Celle du poète et celle du savant..."
Marie L.
Elle a raison, Marie, c'est tellement idiot, la vie...
C'est tellement absurde, la vie.. On a envie de crier : Pourquoi lui ?
Ou plutôt, pourquoi eux ?
Car je viens d'apprendre qu'une autre grande auteur de fantasy est morte il y a moins d'un mois. Vous connaissiez Louise Cooper ?
Pourquoi eux, si brutalement, pourquoi eux, aimés par tant de gens, pourquoi eux, les ouvreurs de monde, eux, les écrivains des rêves ? Et surtout, pourquoi lui, qui n'en étais qu'au début, au tout début de son oeuvre, qui aurait dû écrire pendant des années encore ? C'est tellement injuste, la vie. On nous fait goûter à un un univers merveilleux, et on nous en ferme brutalement la porte.
Il nous reste cependant toujours un petit bout de ce qu'ils ont été, dans ces livres...
Et il faut s'y raccrocher. Même si c'est tellement terrible, la vie.
Pour ne pas les oublier, d'abord. Mais pour leurs donner un second souffle de vie, ensuite. Parce que nous qui avons été bercés par leurs mots, nous avons touchés un supplément d'âme, et ce supplément, nous le devons à la génération suivante. Car la vie continue. La vie idiote, absurde, la vie injuste, la vie terrible, continue. Sans eux.
Lisez Piere Boterro. Et si vous aimez, lisez aussi la grande Louise Cooper ( et sa trilogie le maître du temps) ils le méritent. Ils forgent au delà de leur vie les écrivains, les rêveurs, l'espoir de demain.
Hélène P.

